Studio AZA - Labo Photo Pro

PhotoMed 2017 suite



© Giasco Bertoli
© Giasco Bertoli
"La ville autrement"

Exposition photographique
du 5 juillet au 13 août 2017
vernissage le 5 juillet à 18h

du mercredi au samedi de 11h à 19h et le dimanche à partir de 12h30

La Friche Belle de Mai
La Salle des Machines
41 rue Jobin
13003 Marseille

Jeudi 6 juillet à 19h :
Conversation avec les artistes photographes méditerranéens Giasco Bertoli, Hicham Gardaf, Yves Jeanmougin, Joe Kesrouani, Anne-Françoise Pelissier et le commissaire de l'exposition La Ville autrement, Guillaume De Sardes.
 

Que la ville méditerranéenne soit tissée avant tout de regards échangés, de paroles criées ou chuchotées, de flâneries et de foules, ce n'est certes pas un lieu commun, et une belle tradition de photographie humaniste a su en rendre compte. Il est toutefois possible de donner à voir d'autres villes, tout aussi vraies.

Au lieu par exemple de laisser deviner le ciel par-delà maisons et immeubles, pourquoi ne pas faire de lui, comme Joe Kesrouani à Beyrouth, l'objet principal de l'image ? L'immensité subjective de la ville en retrouve une plus juste échelle. À Beyrouth aussi, Anne-Françoise Pelissier saisit non seulement l'indifférence des éléments, mais une épaisseur inattendue du silence, qui répand sur la métropole une étrange solitude. Le même silence habite Tanger telle que Hicham Gardaf la hante. Les scènes mystérieuses, mais dépourvues de tout pathos, qu'il montre à la manière de Hopper, suscitent une rêverie que l'on n'est pas habitué à identifier avec le sud. Rêverie encore avec l'objet inattendu qu'a retenu Giasco Bertoli : des courts de tennis abandonnés, déjà repris par la végétation. Ces lieux ont vécu, et le photographe, par son attention, cherche à rendre perceptibles les vibrations du temps.

Dans un espace méditerranéen qui n'a que trop connu le bruit et la fureur des guerres, dans de grandes villes où l'on s'inquiète justement de l'entassement et de la surpopulation, la poétique de l'absence mise en œuvre par les artistes ici rassemblés peut paraître paradoxale. Elle a l'intérêt de nous obliger à porter un regard nouveau sur des réalités que nous croyons connaître. Surtout, elle ne se hâte pas de trancher entre douceur et douleur – la douleur de l'abandon, de la déshumanisation, et la douceur d'une scène parallèle, lumineusement onirique.








INFORMATIONS

------------

STUDIO AZA
34 bd de la Libération
13001 Marseille

04 91 37 70 80

 du mardi au vendredi
 de 9h à 12h30 et de 14h à 18h 

le lundi sur RDV uniquement

fermé jusqu'au 16 août
 



S'inscrire à la newsletter


























Recherche




ranktrackr.net